Bilan de la saison touristique sur le Pays de Brest

Le confinement a donné aux français des envies d’air iodé et de grands espaces. De quoi redonner quelques couleurs à un secteur qui n’aura eu ni avant, ni arrière-saison.

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Une fréquentation touristique importante en juillet-août, mais qui cache des disparités

Séjours annulés ou reportés, menaces de quatorzaine lors de déplacement à l’étranger, … l’été 2020 n’a ressemblé à aucun autre. Faute d’avant-saison, le manque à gagner est difficile à compenser pour les professionnels du tourisme.

12% des séjours en France

Heureusement, le tableau s’est éclairci pendant les mois de juillet et août car les français ont massivement privilégié le tourisme domestique (94% des séjours, contre 74% en 2019) et la Bretagne cochait toutes les bonnes cases : région littorale, plutôt préservée de la diffusion de la COVID-19 au printemps, de grands espaces permettant d’éviter la promiscuité… Au total, la Bretagne aura accueilli 12% des séjours sur la période de juillet-aout, se plaçant dans le trio de tête du classement des régions privilégiées par les touristes.

Dans la région brestoise, la clientèle s’est faite nombreuse, en grande partie française, avec une représentation importante d’une population régionale, voire de proximité. Les professionnels de la région brestoise affichent un niveau de satisfaction record de 87% pour ces deux mois.

Le tourisme urbain victime du contexte sanitaire

La situation est pour autant très contrastée.

Les loisirs de plein airs, les îles, les sentiers côtiers, les sites naturels ont été pris d’assaut, parfois jusqu’à atteindre la saturation. Le Conservatoire Botanique de Brest affiche de son côté une progression modeste de 3%, mais il peut s’enorgueillir d’être parmi les rares équipements métropolitains dont la fréquentation est dans le vert.

Sans surprise, les sites clos ont vu une nette baisse de leur fréquentation : Océanopolis par exemple, premier équipement touristique payant de Bretagne, enregistre un recul de 20% par rapport à la même période en 2019, qui constituait il est vrai une excellente année.

Le tourisme urbain aura été victime d’une conjonction de facteurs, tous liés à la situation sanitaire : annulation des escales de croisières, des congrès et des grands évènements emblématiques de l’été, comme les Fêtes maritimes internationales ou les Jeudis du port.

Comme de nombreux autres acteurs économiques, les acteurs du tourisme observent aujourd’hui avec circonspection l’évolution de la situation sanitaire qui conditionnera la reprise du tourisme d’affaire et évènementiel.

 

Pour prendre connaissance dans le détail du bilan touristique estival du Pays de Brest, rendez-vous sur le site de l’ADEUPa.