Bilan économique du 1er semestre 2020 : la pointe bretonne solide dans la tempête

Si l’économie du bassin d’emploi brestois est impactée comme l’est celle de toute l’Europe par la crise sanitaire, elle fait preuve d’une belle résilience face aux évènements.

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Baisse de la masse salariale, mais maintien de l’emploi

Les chiffres de la conjoncture économique du premier semestre 2020 sont parus, compilés et analysés par l’ADEUPa pour l’ensemble des collectivités du Pays de Brest.

Masse salariale et emploi privé

La masse salariale, en baisse de 14% à l’échelle régionale, y accuse un moindre retrait de 12,2%. Des disparités fortes existent en fonction des secteurs : dans le secteur du commerce (-17%), mais surtout dans l’hôtellerie et la restauration dont la masse salariale a reculé de 53% en Pays de Brest et même de 58,1% au niveau régional.

Plus encourageant, l’emploi privé résiste ici mieux qu’ailleurs : -0,3% en Pays de Brest au global malgré une baisse de 7,6% du nombre d’emplois dans le secteur de l’hôtellerie/restauration. Soutenu par une bonne saison touristique et les différents dispositifs d’aides mis en œuvre par l’Etat, la Région et les collectivités, à l’instar des mesures prises par Brest métropole, le Pays de Brest fait figure de bon élève même en Bretagne, où le secteur subit un recul de 10,4% en moyenne de ses emplois.

Plus atypique, les entreprises de l’agroalimentaire enregistrent certes une baisse de la masse salariale mais voient sur la même période une augmentation de leur nombre d’emplois.

Si l’emploi privé tient bon, les besoins en recrutement marquent le pas : le nombre des embauches chute de -20.5%. Par ailleurs, le bon maintien de l’emploi privé ne doit pas faire oublier le transfert de nombreux demandeurs d’emploi des catégories B et C vers la catégorie A (+20.9%). Les plus concernés sont les jeunes de 25 ans ou moins qui occupaient un emploi en contrat court.

Consommation des ménages

La situation financière des ménages a fluctué au gré des péripéties des derniers mois.

Leur trésorerie a baissé tout le semestre dès décembre, leur épargne également jusqu’au confinement généralisé de mars qui a changé la donne et déclenché une ré-épargne échelonnée sur avril, mai et juin. Épargne d’opportunité certainement, mais également et surtout épargne de précaution. L’épargne logement, à la baisse entre janvier et février, en a notamment profité.

Du côté de l’emprunt, les crédits à la consommation se sont vus boudés par les ménages à partir de février et mars, alors que le crédit immobilier affiche une progression continue sur le semestre, les taux d’intérêt ayant rapidement retrouvé des valeurs attractives après quelques soubresauts.

 

Les chiffres détaillés et leur analyse fine seront publiés par l’ADEUPa à la fin du mois d’octobre, sur leur site internet. Si vous souhaitez être informé de la mise en ligne du bilan complet, abonnez-vous à la newsletter de l’ADEUPa.